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  • : Histoire de l'école primaire, littérature pour la jeunesse, Paul-Jacques BONZON, Amis de l'ancienne baronnie de Néhou, anciens du collège de Périers (50), recherches généalogiques et historiques, Société des Antiquaires de Normandie, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche....
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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 15:42

La capacité d'obéir est infinie...

"La capacité d'obéir est infinie, c'est un des traits humains les mieux partagés; on peut toujours compter sur l'obéissance... Un claquement de doigts suffit : on a tellement l'habitude. Quand on ne sait ne sait plus quoi faire, on fait comme on nous dit... L'obéissance est inscrite si profond dans le moindre de nos gestes qu'on ne la voit même plus. On suit". 

JENNI, Alexis, L'art français de la guerre,  Gallimard, NRF, 2011, p. 92

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:49

" ... Il y a toujours un contexte. Mais si on le laisse nous écraser, alors nous sommes condamnés à renoncer"

Christiane Taubira, propos recueillis par Fabienne Pascaud et Yasmine Youssi, Télérama n° 3520, 28/06/ 2017, p. 8.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:51

Relisant Les considérations sur la Révolution française de Mme de Staël, on trouve des passages intéressants témoignant d'une grande lucidité d'analyse en même temps qu'une pertinence des arguments que l'histoire ne cesse d'illustrer. Le lecteur se reportera aux pages les plus significatives de l'historienne, Tome 2, IV, chap 1 & 2, pour comprendre comment Bonaparte est parvenu à conquérir le pouvoir. Son habilité politique, selon Mme Staël, repose sur le fait qu'il parvient à s'imposer en devenant " l'espoir de chacun : républicains, royalistes, tous voyaient le présent ou l'avenir dans l'appui de sa main puissante". Il avait su préparer "les esprits à la révolution" qu'a constitué sa prose de pouvoir. Tous s'y sont laissés prendre au point qu'il "embrouilla la question la plus simple, celle de l'élection"

Les analyses de Mme Staël, même si elles sont marquée d'une certaine distance peu amène à l'égard de l'homme qui incarna ce qui caractérise le Bonapartisme, méritent réflexion.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:47

La constitution de la Ve République est une formidable machine à produire de la "monarchie républicaine". Personne ne le conteste. Moins encore l'un de ceux qui en a été l'un de ses représentants les plus significatifs qui, pourtant, n'avait pas manqué d'en pointer les dérives.

Relisons les dernières lignes qu'il y consacre dans un ouvrage, "Le coup d'Etat permanent" , publié en 1965 :

"Au régime vieillot qui s'applique à perpétuer une société agonisante ils peuvent (parlant des républicains) opposer la promesse féconde d'un monde nouveau où la loi, sage et hardie, fera du peuple son propre maître. ils ont de leur côté la liberté et la justice. S'ils l'osent, ils auront l'espérance" 

François Mitterrand, Le coup d'Etat permanent, Coll. 10/18, 1965, p. 242

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:44

Se souvenir de la formule de Lampédusa dans le Guépard : "Il faut que tout change, pour que rien ne change !"

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:42

" La question est de savoir si la politique vise à servir les intérêts d'une minorité de privilégiés ou si elle doit s'inspirer d'une exigence humaniste et universaliste pour agir dans le monde."

 

Lionel Jospin, L'impasse, Flammarion, "Café Voltaire", 2007, p. 135

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:31

"Phénomène dominant de la concentration capitaliste, la banque entre partout, s'empare de tout, absorbe et dévore ceux qu'elle a pour mission d'aider. Elle ne se contente pas de vendre du crédit, elle achète un pouvoir [...] Pour qualifier la Ve République [...] j'opterai pour la" République des banquiers". (La Rose au poing, pp. 207-209)

 

Ainsi s'exprimait François Mitterand en 1972 ! 

 

La Rose au poing, Flammarion, "Textes politiques", 1972, 224 p.

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:40

Chateaubriand parlant de M. de Necker :

" M. de Necker était le père de Madame de Staël. Sa vanité ne lui permettait guère de penser que son vrai titre au souvenir de la postérité serait la gloire de sa fille."

Mémoires d'Outre-tombe. L 5, Chap. 10.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 11:11

Dans son ouvrage référence, La Démocratie en Amérique,  Alexis de Tocqueville, s'interroge sur l'avenir de la démocratie quand des pouvoirs intermédiaires ne formeraient plus qu'un obstacle entre gouvernants et gouvernés. Une administration publique, au fur et à mesure que l'individu aspire à davantage de liberté"devient plus inquistive... et s'immisce de plus en plus". Dans ces conditions, quelle part d'initiative finira par laisser un Etat aux citoyens  quand il entend pourvoir à tout, et que les mêmes cityens attendent tout de l'Etat ? Tocqueville redoutait, par dessus tout, l'étatisme jacobin pourvu "d'un monstruenx pouvoir tutélaire". En même temps, le Normand, aussi président du Conseil général de la Manche, mettait en garde contre une forme d'individualisme qui, dans une société démocratique, ne déboucherait que sur la défense d'intérêts immédiats, ou d'avantages acquis, parfois contraires à l'intérêt général de la collectivité.

Citons Tocqueville lui-même. 

"Il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs. (note) 

Une constitution qui serait républicaine par la tête et ultra-monarchique dans toutes les autres parties, m’a toujours semblé un monstre éphémère. Les vices des gouvernants et l’imbécillité des gouvernés ne tarderaient pas à en amener la ruine ; et le peuple, fatigué de ses représentants et de lui-même, créerait des institutions plus libres, ou retournerait bientôt s’étendre aux pieds d’un seul maître."

De la démocratie en Amérique, tome II, éd.1866, vol. 3, partie 4, chap. VI (Wikisource)

La note introduite par l'auteur mérite autant d'importance :

"On ne peut pas dire d’une manière absolue et générale que le plus grand danger de nos jours soit la licence ou la tyrannie, l’anarchie ou le despotisme. L’un et l’autre est également à craindre, et peut sortir aussi aisément d’une seule et même cause qui est l’apathie générale, fruit de l’individualisme ; c’est cette apathie qui fait que le jour où le pouvoir exécutif rassemble quelques forces, il est en état d’opprimer, et que le jour d’après, où un parti peut mettre trente hommes en bataille, celui-ci est également en état d’opprimer. Ni l’un ni l’autre ne pouvant rien fonder de durable, ce qui les fait réussir aisément les empêche de réussir longtemps. Ils s’élèvent parce que rien ne leur résiste, et ils tombent parce que rien ne les soutient.

Ce qu’il est important de combattre, c’est donc bien moins l’anarchie ou le despotisme que l’apathie qui peut créer presque indifféremment l’un ou l’autre."

 

 

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique. Publication de 1835 à 1840.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 09:16

Montaigne, un maître à penser.

"Il y a le nom et la chose : le nom, c'est une voix qui remerque et signifie la chose; le nom, ce n'est pas une partie de la chose ny de la substance, c'est une piece estrangere joincte à l chose, et hors d'elle. p. 604.

...

Nous sommes tous creux et vuides: ce n'est pas de vent  et de voix que nous avons à nous remplir; il nous faut de la substance plus solide à nous reparer. p. 605.

...

La vertu st chose bien vaine et frivole si elle tir sa reconmmendation de la gloire... C'est le sort qui nous applique la gloire selon sa temerite. Je l'ai veüe fort souvent marcher avant le merite et souvent outrepasser le merite d'une longue mesure. Celuy qui, premier, s'advisa de la ressemblance de l'ombre à la gloire, fit mieux qu'il ne vouloit. Ce sont choses excellamment vaines..." p. 608.

Montaigne, Essais, Livre II, chapitre XVI, De la gloire. NRF, 1939, p. 604 et sq.

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