le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Théodore STEEG, en mars 1911, se voit contraint dans une circulaire de réagir au sujet de la campagne contre l'école publique primaire.
Il dénonce "l'hostilité systématique qui a jeté l'alarme dans les consciences en représentant notre enseignement et ses maîtres comme les instruments de la tyrannie intellectuelle et de démoralisation."
Après s'être ingénié à discréditer les maîtres, cette campagne s'attaque aux livres scolaires. Les maîtres s'interrogent. Le Ministre apporte une réponse catégorique. Il prend position et entend rappeler qu'il n'est pas dans l'ordre des choses de substituer aux livres préconisés d'autres aux doctrines douteuses. La circulaire se termine de la façon suivante : " Le Gouvernement, fort de l'appui du Parlement, leur donnera les moyens d'accomplir leur tâche dans la sécurité nécessaire. Assuré de leur zèle et de leur bon vouloir, il tiendra la main à ce que la passion politique ou la turbulence sectaire ne puisse impunément l'entraver par une opposition systématique. Solidaires dans leur évolution, nourries du même idéal, l'Ecole et la République peuvent se faire mutuellement crédit. Il ne dépendra pas du Gouvernement que l'effort des éducateurs de la démocratie française ne se développe dans le respect dont il est digne, dans la paix à laquelle il a droit."
C'était en 1911.
Théodore STEEG, né à Libourne le 19/12/1868, mort à Paris le 19/12/1950, professeur, sénateur et plusieurs fois ministre de l’Instruction publique, il fut Gouverneur général de l’Algérie et lutta au Maroc contre Ad el-Krim. Il a été chargé de former un gouvernement et fut Président du Conseil, du 13 décembre 1930 au 21 janvier 1931.