Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 12:41

La planète se réchauffe. Ce n'est pas nouveau, dites-vous. Ce qui semble nouveau c'est qu'elle est en "surchauffe" comme naguère lorsque le mécanicien de la locomotive voulait accélérer le foyer !

Les experts du GIEC viennent de remettre leur rapport. Les mots en sont pesés : "l'essentiel de l'augmentation observée des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrées par l'homme"

Euphémisme ou prudence diplomatique?

Cela dit, on est en droit de faire confiance à l'objectivité de scientifiques dont, par définition, l'idéologie est exclue.

Le réchauffement est sans équivoque possible. Les glaciers déclinent tandis que le niveau des mers monte.

Il est fort probable que le phénomène se poursuive, voire s'amplifie. Réduire les émissions de gaz, bien évidemment. Là, nous quittons le champ scientifique pour d'autres champs qui le sont beaucoup moins. Néanmoins, il manque un aspect  à l'étude, un aspect que l'on pourrait qualifier de climatologie historique.

N'avons-nous pas appris qu'il y a bien longtemps les glaciers recouvraient notre pays, le Massif central, le massif armoricain, et bien d'autres. On retrouve des fossiles marins dans le bassin parisien et dans la plaine de Caen, par exemple. Ces glaciers ont disparu. Pourquoi ?

Sans doute pas à cause d'une quelconque glaciation. Il aurait été intéressant de mettre en perspective les observations faites au cours du siècle précédent avec les travaux d'historiens comme Le Roy Ladurie par exemple ou de spécialistes de la préhistoire.  Ce que l'histoire nous apprend, sur le long terme, c'est que ces phénomènes ne se manifestent pas selon une fonction régulière et continue, ni même selon une fonction de type exponentielle, mais présente des ruptures. Ce serait plutôt en termes de relativité qu'il faudrait penser avec ses accélérations et décélérations. Très proches de nous, quelques centaines d'années, ne parle t-on pas de "petite glaciation" !!!

Bref, si les conclusions du rapport des experts du GIEC, telles qu'elles sont connues au travers de la médiatisation qui en est faite, sont sans ambigüité, il n'en reste pas moins à mes yeux que l'étude reste encore trop partielle.  Elle n'intègre pas assez les observations du long et moyen terme du passé.

Ce qui est certain, toutefois, c'est que notre planète se réchauffe. Elle se réchauffe depuis longtemps et ce réchauffement "très probablement", pour reprendre les termes prudents des experts, va continuer. L'humanité peut-elle ralentir le processus ? C'est une bonne question. En admettant qu'à l'issue de la réflexion philosophique portant sur la capacité de l'Homme à se prendre en compte, la réponse soit affirmative, resterait le comment. Et alors là, laissons les "Yaca, faucon " s'en donner à coeur joie...ou à coeur triste. C'est ce que donnent à comprendre les  experts. Ils le disent d'une autre façon : "la question n'est plus maintenant essentiellement scientifique mais politique."  Mais on n'est guère plus avancés : c'est quoi "le politique" ?

Une gouvernance écologique mondiale! Certes. Via l'ONU, pourquoi pas ! Et avec l'Iran, qu'est-ce qu'on fait ? Et la Corée du Nord ? Et d'autres et d'autres ?...et nous !

 

<style type="text/css" media="all">@import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);</style>
<div class="bl-lien"><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-862725,0.html" target="_blank">Les scientifiques entérinent la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique</a><br />LE MONDE | 02.02.07<br />
<div align="right">&copy; <a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank"><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif" border="0" height="13" width="67" align="absmiddle" alt="Le Monde.fr" title="Le Monde.fr"></a></div></div>

Partager cet article
Repost0
Published by Yves Marion - dans Opinions - réactions