Histoire de l'école primaire, littérature pour la jeunesse, Paul-Jacques BONZON, Amis de l'ancienne baronnie de Néhou, anciens du collège de Périers (50), recherches généalogiques et historiques, Société des Antiquaires de Normandie, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche....
Par Yves Marion
La persistance de la question du logement va-t-elle finalement donner raison à Friedrich Engels, qui écrivait à la fin du XIXe siècle que la crise du logement n’était pas un hasard, mais une institution nécessaire ? S’il le pouvait, l’Abbé se retournerait lui aussi dans sa tombe. Comme tous les ans en février, la fondation Abbé Pierre vient de rendre son rapport annuel 2009 : tous les indicateurs sont au rouge. Par rapport à ses petits frères des années précédentes, (rapports de 2008, 2007, 2006 etc.), la nouveauté, si l’on peut dire, c’est la persistance du malaise. En prime, le rapport consacre cette année un chapitre à un public qui risque de connaître des difficultés de logement grandissantes : on attendait les jeunes, ce sont les vieux, dont le nombre, lui, ne risque pas de baisser.
Sur fond de crise des sub primes, c’est toute l’économie du logement qui semble s’être grippée. Mais la chute du nombre de mises en chantier et surtout celle des mutations (achat-vente) ne doit pas cacher un mouvement de restructuration du secteur du bâtiment qui rejoue un air déjà connu : liquidation des petites entreprises incapables de survivre à la baisse des commandes au profit des plus grosses, qui absorbent et se redéployent. Ce qui ne saurait pour autant annoncer une baisse des prix du logement, les acteurs intéressés s’évertuant à maintenir les loyers et même les prix à l’acquisition hors de portée des ménages modestes. Le numéro de décembre 2008 du Monde diplomatique présente quelques vues intéressantes.
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