La ministre de l'Enseignement supérieur se refuse à déclarer "caduc" le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, estimant que cette réforme prendra "le temps qu'il faudra pour être mise en oeuvre" : "Ce n'est pas une question de rentrée 2009." Une annonce qui ne devrait pas apaiser la colère des enseignants-chercheurs et étudiants, dont la mobilisation contre les réformes dans l'enseignement ne faiblit pas en dépit des tentatives du gouvernement de désamorcer la crise. Ils entament lundi une troisième semaine d'actions, avec notamment des manifestations jeudi partout en France.
Le projet de décret controversé, transmis en Conseil d'État le 30 janvier, doit être retravaillé pendant deux mois par la médiatrice nommée lundi par Valérie Pécresse. "Le décret est remis sur le métier selon les principes fondateurs de la réforme, tels que les a redéfinis et réaffirmés vendredi le président de la République", ajoute-t-elle. La ministre a également fait référence aux propos de Nicolas Sarkozy, qui a demandé que soient "rapidement explorées de nouvelles pistes pour l'évaluation des enseignants-chercheurs et l'organisation de leurs services" à l'issue d'un entretien avec la ministre et la médiatrice Claire Bazy-Malaurie.
Enfin, Valérie Pécresse a affirmé que le chef de l'État l'avait assurée vendredi de "son entier soutien" dans la poursuite de ses travaux. "Il souhaite que cette réforme se fasse."
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