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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 08:21
Au Mans se déroule ce  week-end un forum avec l'intervention de Catherine VIDAL, neurobiologiste et chercheur  à l'Institut  Pasteur sur le thème : Hommes, femmes, quelles différences ?

Il y  a selon,  ses propos, autant de différences entre le cerveau des hommes et des femmes qu'entre celui des individus d'un même sexe.  La vraie loi biologique est la diversité des cerveaux et leur plasticité. Il faut en rester à ce qu'en disait François JACOB, prix Nobel, 1965 : " l'humain est génétiquement programmé, mais il est programmé pour apprendre."

Le reste est idéologie et finalement le but de toute idéologie est bien d'assurer la domination, les détenteurs en la circonstance des théories de l'inné arrangent bien les volontés dominatrices.


Ouest-France le 17 novembre 2007

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Published by Yves Marion - dans Questions de société
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 19:47
A découvrir  dans Etudes et Résultats n° 609 de la DRESS  un très intéressante étude : les comptes de la protection sociale en 2006.
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Published by Yves Marion - dans Questions de société
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 19:43
Etudes et Documents N° 608

l'accueil collectif et en crèches  familailes des enfants de six ans en 2006.
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Published by Yves Marion - dans Questions de société
5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 09:35
Pierre ASSOULINE et ses étudiants viennent de consacrer un fort intéressant essai  à l'encyclopédie collaborative Wikipédia et en dénoncent les abus.

Pierre Gourdain, Florence 0'Kelly, Béatrice Roman-Amat, Delphine Soulas, Tassilo Von Droste zu Hülshoff, La Révolution Wikipédia - Les encyclopédies vont-elles mourir?, Mille et une nuits, 2007, 142 p. 12€

Il eIl est peu contestable que le succès rencontré par Wikipédia pose question. L'encyclopédie collaborative sur Internet ne va t-elle pas remplacer les traditionnelles encyclopédies ? Si ce n'était que cela. Des révolutions de ce type se sont déjà produites dans le passé. A l'évidence le problème n'est pas là souligne l'essai. On le sait Wikipédia permet à chacun de contribuer  "l'enrichissement" de ladite encyclopédie. Et c'est bien la légimité des contributeurs qui fait question.

Les expériences auquelles se sont livrés les auteurs démontrent s'il en était besoin les dérives et abus d'un  tel outil. Selon eux, l'amateurisme des contributions Wikipédia est le plus grand danger qui menace le savoir encyclopédique. Il est assez évident qu'imaginer n'en rester aux participations citoyennes sans réelle expertise est la plus grande erreur sinon la plus grande supercherie. D'autant qu'on le sait les encyclopédies on line offrent un terrain de prédilection à de véritables guerres d'opinion quand ce n'est pas une tribune d'expression pour certaines idéologies partisanes.

Et ce n'est pas fini faute d'une vraie réflexion politique sur le sujet. En 1978, n'y a t-il pas eu besoin d'un mobilisation forte pour tenter de maîtriser l'usage du traitement informatique des données nominatives ou la libre consultation des documents administratifs débouchant sur des institutions comme la C.N.I.L ou la C.A.D.A ? Ou plus tard, la mise en place du Comité national d'Ethique. Une mobilisation de ce type est aujourd'hui nécessaire et urgente. Elle est d'autant urgente qu'un jugement récent en France (2 novembre 2007) ait, pour la première fois, distingué la notion d'hébergeur de celui d'éditeur. C'est bien la question de l'irresponsabilité qui est désormais posée. Il va bien falloir la résoudre. Et vite pour éviter dérives et abus contraires évidemment aux principes mêmes des encyclopédies.

D'autres encyclopédies en ligne l'ont bien compris. Wikipédia (dont le siège est en Floride), aussi, semble t-il, mais n'est-il pas déjà trop tard?

Science ne rime t-elle pas avec conscience? Le philosophe là-dessus nous a souvent éclairé. Mais notre temps n'en a cure! Au diable. L'action, il n'y a que cela qui compte. C'est moderne d'agir. Penser, c'est ringard !

Agir, agir : concept à la mode qui confine à l'agitation. Mais ça doit plaire.

L'Alcibiade de Platon est jeune. Il est ambitieux, séduisant, sûr de lui, mais il est ignorant. Devant cette profusion d'informations mal maîtrisées, devant cette compulsion à agir, devant cette agitation verbale et médiatique, l'homme, parce qu'il se croit savant, est comme Alcibiade. Une telle ignorance
parce qu'elle s'ignore confine parfois à l'obscurantisme. En ce sens elle est profondément pernicieuse. La connaissance, au sens littéral du terme, la co-naissance, ne fait qu'un avec la conscience de soi. Rien ne se fera donc sans cette réflexion essentiellesur soi.  C'est justement ce que peut apporter à notre époque déboussolée, la philosophie.

Non, penser n'est pas ringard. Au contraire, il y a urgence à réintroduire cette exigence.




 

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Published by Yves Marion - dans Questions de société
5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 09:11

Plus de 800 millions de personnes demeurent sous-alimentées dans le monde, indique la Food and Agriculture Organization (FAO), organisation des Nations Unies en charge des questions d’alimentation, dans "L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2006". Le pourcentage de personnes sous-alimentées est le plus fort en Afrique subsaharienne (32%), ce qui représente plus de deux cents millions de personnes. Mais l’Asie, plus peuplée, compte le nombre le plus important de sous-alimentés (524 millions, soit 16% de la population).

 
Les ressources de la planète sont suffisantes pour nourrir la population mondiale. Mais pour cela, comme le souligne la FAO, il faudrait un appui de la communauté internationale dont l’aide stagne. Mais aussi une mobilisation des élites dirigeantes et une répartition plus équitable des ressources au sein de ces pays, où la grande richesse côtoie la plus grande misère.


Lettre de l'Observatoire des Inégalités n° 47- novembre 2007

 

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Published by Yves Marion - dans Questions de société
4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 13:27
L'écologie serait-elle contre l'économie ? Telle est la question que pose Jean BOISSONNAT dans  l'éditorial du journal OUEST-FRANCE  N° 19199 du 31 octobre 2007.

Et de poursuivre, : "tout progès en matière d'écologie se paye t-il d'une moindre croissance économique ?"  En vérité dit-il l'écologie est un produit de l'économie.  Si tel est le cas, on peut, on doit craindre beaucoup pour notre économie et particulièrement pour les secteurs dits de pointe dont on ne voit pas immédiatement les retombées. C'est bien notre dernier prix Nobel de physique qui précise que dans les conditions de la recherche aujourd'hui imposées, il n'aurait jamais pu découvrir ce qui lui est reconnu comme une avancée de la science. D'autres secteurs y compris technologiques  seront manifestement dans ce cas. De surcroit, Jean BOISSONNAT se demande au nom de quoi et avec quelle autorité interdirions nous au pays le plus pollueur, la Chine, de poursuivre jusqu'à l'étouffement dans la voie des aspirations à la consommation de ses ressortissants!


Non, dit-il pas de recette miracle et pourtant l'écologie n'est plus un choix pour  l'économoie, mais une condition du développement.  La prise de conscience attendue  se fera progressivement  ou brutalement dans une situation de crise (comme souvent) . Pour l'heure il ne semble pas qu'on soit dans la prise de cosncience mais dans les registres  passionnels  ou pire émotionnels, avec parfois des inélectables excès voire des contradictions. Pour une prise de conscience, une vraie, il faut un supplément d'âme; comme l'indique l'éditorialiste, pour comprendre qu'on peut vivre autrement. Mais là on est loin du compte, parce que, justement, l'âme, on s'en fout ! La raison, à quoi ça peut bien servir et tous nos philosophes, et la réflexion raisonnée et l'histoire, et un peu de lucidité ....Dans notre société du paraître, de l'immédiat, de l'éphémère, seul compte le verbe pourvu qu'il soit relayé par l'émotion la plus primaire et surtout fasse l'audience attendue dans l'opinion publique immédiate. Le superficiel a rang de pensée profonde reléguant les fondamentaux au placard des futilités à rejeter.  Plaidons avant tout pour une écologie de la pensée et pour une dépollution des mentalités !


Editorial à lire, à relire ....et à méditer.
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Published by Yves Marion - dans Questions de société