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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:30

"Lorsque la volonté s'abouche à l'intelligence, l'homme devient un animal fréquentable".

p. 227.

 

Eric-Emmanuel Schmitt, Concerto à la mémoire d'un ange, Paris, Albin Michel, 2010, 233 p.

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Published by Yves Marion - dans Mes lectures
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 21:25
L’analyse du génome de l’Homme de Néandertal montre des relations de parenté avec l’Homme moderne

L’équipe de Svante Pääbo, directeur du département de génétique évolutionnaire à l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionnaire de Leipzig ], a publié le séquençage partiel du génome de l’Homme de Néandertal dans un article paru dans la revue Science le 7 mai 2010. Pour la première fois depuis le séquençage du génome humain, des chercheurs sont parvenus au bout de quatre années de travail à séquencer le génome d’un hominidé : l’Homme de Néandertal, qui plus est le plus proche parent éteint de l’Homme.

Le séquençage du génome du Néandertal a été réalisé à partir de l’analyse de plus d’un milliard de fragments d’ADN extraits d’os de l’époque du Néandertal trouvés en Croatie, en Espagne, en Russie et en Allemagne. Le travail de séquençage est dans ce cas particulièrement difficile étant donné l’âge de l’ADN : le matériel génétique est très détérioré et contaminé.

Selon Svante Pääbo, plus de 95% de l’ADN d’un échantillon analysé provient en fait de bactéries et de microorganismes qui se sont développés après la mort de l’individu. Les chercheurs de Leipzig sont tout de même parvenus à reconstituer plus de 60% du génome de l’Homme de Néandertal, grâce à de nouvelles techniques développées en partie par eux-mêmes. Ils espèrent séquencer le reste du génome prochainement.

BE

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 13:43
la-chalotais

Louis, René de CARADEUC de LA CHALOTAIS, 
procureur du Roi au Parlement de Bretagne 

 Essai d'éducation nationale ou plans d'études pour les jeunes, 
en 1763, 
devant le Parlement de Bretagne,  

" Autrefois il étoit difficile d'être sçavant, faute de Livres : maintenant la multitude de Livres empêche de l'être". 


C'était en 1763 !
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 10:24
Au moment où les sondages - bons miroirs de l'opinion publique, losqu'ils sont bien faits, redoutables instruments de manipulation de cette même opinion, lorsqu'ils sont orientés - avancent que la mieux placée pour contrecarrer le pouvoir en place, en France, est la Première secrétaire du Parti socialiste, il est, quelque part salutaire, de lire (ou de relire) cette pertinente analyse que fait, de la situation, l'ancien premier secrétaire de ce même parti, minitsre de l'Education nationale du ministre Rocard, devenu Premier ministre durant cinq année, de 1997 à 2002, d'un cohabitation délicate, mais au bilan, somme toute assez positif.

L'impasse, ce petit ouvrage de Lionel Jospin, publié, aux éditions Flammarion, collection "Café Voltaire", en 2007, propose une réflexion de fond pour tenter de sortir de cette imbroglio politique dans lequel nous fourvoient tous ces grands prêtres, grands donneurs de leçons à qui veut bien les entendre,  plus souvent plus prompts à valoriser leur propre image que celle d'impulser une vraie  démarche ouverte sur une pensée politique authentique capable d'inspirer l'action.

L'auteur, évidemment, n'en reste ni au constat ni à l'analyse. Il propose et suggère  pour tenter de sortir de cette impasse qui fait volontiers le lit de ces populismes redoutables.

" Face à la réalité contemporaine,
dit-il, le socialisme démocratique s'efforce de conjuguer liberté et solidarité, individualisme et identité collective, efficacité économique et justice sociale, initiative et régulation, besoin de stabilité et désir de changement."

C'est juste, mais encore convient-il de s'en donner les conditions et les moyens. D'abord, il faut refuser les populismes, d'où qu'ils viennent. Ces courants, souvent de circonstance, durent autant que dure le charisme médiatisé de la personnalité qui le porte. Le boulangisme tente toujours dans notre pays de renaître de ses cendres. Il a ses adeptes toujours prêts à suivre les sirènes d'un messie toujours attendu. Les sirènes chantent assez bien, en général, aux oreilles sensibles aux illusionnismes  entonnés tant par les chantres de l'optimisme débridé que par ceux du catastrophisme démobilisateur, terreau du pessimisme et du désanchetement ambiants.

L'auteur - dont personne ne peut nier ni les compétences ni les capacités d'expertise - indique la voie. Seul un grand parti socialiste peut répondre à l'enjeu pour autant qu'il parvienne à résoudre la triple question du leadership, de son identité et de ses alliances, c'est-à-dire, précise-t-il, de son rapport au monde.


Et de conclure : " Le Parti socialiste doit répondre à la double exigence de se rénover lui-même et de s'ouvrir à d'autres. il lui faut sortir de l'impasse actuelle, et, pour reprendre sa marche, opérer d'abord un retour vers ce qui est la mission fondamentale d'un parti : faire ensemble de la politique."

Une lecture à recommander, assurément. Et, de surcroît, un livre bien écrit, bien construit, dans une belle langue; au-delà de la saine réflexion qu'il suscite, un livre qui se lit avec aisance et facilité. 



Lionel Jospin, L'impasse, Paris, Flammarion, coll. Café Voltaire, 2007, 142 p. ISBN :978-2-0812-1001-1
 
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 09:02


"En certains lieux, à de certaines heures, regarder la mer est un poison. C'est comme, quelquefois, regarder une femme."

Victor Hugo,
Les travailleurs de la mer. 
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:14
" Nous sommes dans un monde où les hommes, poussés par de médiocres et féroces idéologies, s'habituent à avoir honte de tout. Honte d'eux-mêmes, honte d'être heureux, d'aimer ou de créer... Mais il n'en reste pas moins vrai qu'aucun d'entre nous, s'il a de l'exigence, ne peut rester indifférent à l'appel qui monte d'une humanité désespérée. Il faut donc se sentir coupable, à toute force. nous voilà traînés au confessionnal laïque, le pire de tous."

Allocution prononcée à Pleyel, en novembre 1948, à un meeting international d'écrivains, et publiée par la Gauche, le 20 décembre 1948. Meeting organisé par le R.D.R. avec la participation de Rousset, Sartre, Breton, Plisnier, Lévi, Wright et Camus.

Essais, Gallimard, NRF, La Pléiade, p. 399
 
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 20:18
Lire le très bel article de Benjamin Stora sur Médiapart :

Il y a cinquante ans disparaissait Albert Camus. Que reste-t-il de son oeuvre et de son action pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? 

link
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 09:29
Il y a cinquante ans, un absurde accident privait le monde de la salutaire réflexion d'Albert Camus.  Raison supplémentaire de relire aujourd'hui une oeuvre riche d'enseignements.

Le mythe de Sisyphe, Gallimard, La pléiade, 1942

"Conscience et révolte, ces refus sont le contraire du renoncement".  p.119

"Je tire de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion." p.145


 
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:00
Déclassement : le mot est aujourd'hui partout entendu. Le concept recouvre en fait deux réalités bien distinctes. Une rupture qui conduit inéluctablement à percevoir une dégradation progressive des positions acquises. La seconde est plus insidieuse. C'est la peur du déclassement. Elle s'insinue chez chacun comme une angoisse sourde à se dire que, finalement, personne n'est "à l'abri", que chacun, à tout moment est susceptible de perdre son emploi, son salaire, ses prérogatives, son statut. La crise porte cette anxiété à son paroxysme. Comme le souligne Eric Maurin, cette peur du déclassement fonctionne comme une énergie négative de notre société. C'est concevoir une sociologie des récessions.

Un livre à lire qui permet de penser autrement la société et  les conditions de sa réforme.


Maurin-copie.jpg

Eric MAURIN, La peur du déclasement, une sociologie des récessions, Paris, Seuil, La république des idées, 2009, 96 p. 10,50 Euros. ISBN 978.2.02.100240.9 
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:00

Dans La pensée sauvage (Plon, 1962), Claude Lévi-Strauss remplace la distinction usuelle entre “science du concret” et “science abstraite”, par celle qu'il propose entre le bricoleur et l’ingénieur.



L’ingénieur est ainsi, selon lui, à l’instar de la science moderne qu’il symbolise, extérieur au monde auquel il impose son projet. Tout entier dans la culture, dont son projet est l’expression, il est face à une nature insignifiante en soi à laquelle il donne justement du sens par son action.


Le bricoleur, au contraire, est à la frontière indistincte (et archaïque) entre nature et culture. Il fait partie du monde dans lequel il doit construire, avec les moyens du bord, son objet. Il agence autrement des signes déjà là, sans pouvoir même distinguer aussi clairement que l’ingénieur outil et matière : il n’a pas affaire, par exemple, à du bois ou du fer mais à un morceau de bois.

,

Le bricoleur manie des signes, l’ingénieur des concepts.


Le bricoleur, enfin, est une sorte d’esthète qui prend plaisir dans la simple combinaison nouvelle qu’il réalise (le résultat obtenu est alors secondaire, le plaisir de l’éventuel succès venant de surcroît) alors que l’ingénieur, qui a au préalable tout calculé pour que “ça marche”, n’éprouve généralement de véritable plaisir qu’à cette condition.

 

 

Lire et relire ces pages, brillantes de clarté, de Claude-Lévi-Strauss.


Il est clair que l'analyse qu'il propose ne peut que servir la réflexion sur la pratique pédagogique, par exemple, et, plus généralement, toute pratique. Il est non moins clair q'il n'y a pas à opérer une quelconque hiérarchisation comme l'approche moderne tend parfois à le faire. La conception qu'il suggère est, à l'évidence, très éloignée de ce qu'en langage contemporain, on appelle, pragmatique, le plus souvent fondée sur l'intuition de l'instant quand ce n'est pas sur l'opportunisme de la situation. 

 

Précédente publication le 6 décembre 2008.


On ne pouvait  pas le publier à nouveau, le jour de la disparition de celui qui restera probablement l'un des plus grands esprits du 20e siècle.

 

(Suite prochainement)

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