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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 08:37

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Published by Yves Marion - dans Histoire
19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 09:13

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 19:53

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 13:49

L'Histoire de France aurait pu basculer ce jour-là

 

  • 17 avril 1920 : À 18 heures 45, à 500 mètres de la gare de Verneuil-Vernouillet, l'express Paris-Cherbourg déraille au passage de travaux de voie non signalés (rail ôté). Le fourgon de tête et 7 voitures se renversent. Bilan : 1 mort et 35 blessés. 
  • Aristide Briand, passager du train, est indemne. Il pourra donc être l'homme politique majeur des années 20, être plusieurs fois président du Conseil, signer les accords de Locarno, etc...
  • quelques Calvadosiens énumérés dans le Moniteur du Calvados du 20 avril sont légèrement blessés.

Le Petit Journal du 18 avril 1920 p. 1

 

 

 

Billet suggéré par Christophe Canivet

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 10:22

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 15:02

Article proposé par Christophe Canivet. 

 

"Mémoires d'un microbe" (1882) est un ouvrage du docteur Alexandre Wiart, en réaction aux théories de Pasteur et autres.   https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k371555q.texteImage

Le Docteur Alexandre Wiart était médecin aliéniste au Bon Sauveur de Caen et professeur à l'école de médecine de Caen. On lui doit aussi de nombreuses nouvelles parues dans le journal l'Année Médicale (sous le pseudonyme Asmodée). Comme il est mort prématurément, ce sont ses enfants qui hériteront et seront les ayant-droit de son oncle maternel, l'abbé Alexandre TOLLEMER, le découvreur du Journal du Sire de Gouberville (représentés par leur mère durant leur minorité).

Son cousin germain, l'écrivain et journaliste Charles CANIVET, alias Jean de Nivelle, commentera l'ouvrage dans Le Soleil 20/05/1882 https://www.retronews.fr/journal/le-soleil/20-mai-1882/661/1618585/2.   C'est ce texte et sa transcription que propose Christophe Canivet et que j'ai plaisir à relayer. 

On oublierait presque qu'il a 138 ans. Alors que, habituellement, il signe toutes ses critiques littéraires de son propre nom, là il signe de son pseudonyme, comme pour ses chroniques d'actualité... Bien sûr, tient à préciser Christophe Canivet, l'état de la science ayant quelque peu évolué, le roman et sa critique ne sont peut-être pas à prendre au premier degré. 

Capture et mise en forme Christophe Canivet
Capture et mise en forme Christophe Canivet

Capture et mise en forme Christophe Canivet

Le Soleil 20/05/1882

LES MÉMOIRES D'UN MICROBE

Ces médecins ne doutent de rien. Ils sont les rois du jour et ont voix dominante au chapitre. Peut-être ne sont-ils pas toujours d'accord ; on le voit bien dans les affaires de médecine légale, où le docteur Pour trouve immédiatement un docteur Contre à qui parler. C'est même là un de mes étonnements, et je tombe de mon haut quand deux médecins viennent s'expliquer contradictoirement dans le prétoire. Le public s'en montre extrêmement satisfait, et, la plupart du temps, se retire émerveillé de la science et de la faconde. Quels hommes, se dit-il, et faut-il qu'ils aient pâli sur les livres, veillé, passé des nuits, pour arriver à de telles connaissances !

Moi qui ne suis ni du monde scientifique, ni du monde badaud, je me suis souvent fait cette réflexion que, sur les deux qui viennent de s'expliquer, il y a tout au moins un ignorant ou un homme peu ferré, et que la médecine légale est une belle chose, en ce sens qu'elle remonte la mécanique des bavards. Ici comme partout, le talent de la parole est maître absolu et l'ignorant qui parle d'abondance sera toujours supérieur au savant qui s'exprime avec peine. Jamais on ne saura tout le tort que la manie, le culte même de la parole font aux pauvres humains. Il n'y eut jamais, au monde, art plus séduisant et plus faux que l'éloquence, qui consiste tout entier dans l'impression immédiate, sur laquelle on ne revient pas. Ah! si l'on pouvait juger, avant de se prononcer, d'une page d'éloquence, comme on juge d'une page de poésie ou d'une page de musique, que de sentences seraient réformées !

Mais, j'en reviens à mes moutons, c'est-à-dire à l'audace de certains docteurs, qui ne craignent pas de se colleter avec les choses les plus formidables et de glisser une pointe de doute dans les théories les plus universellement acceptées. J'en tiens un, pour le moment, qui s'est mis en tête de réhabiliter le microbe, ou tend au moins de le faire moins noir. Vous savez ce que c'est que le microbe, c'est-à-dire notre ennemi acharné, sous la forme d'infiniment petit, presque imperceptible, et qui profite de cela, l’infâme, pour se glisser partout, sous les tissus, dans les veines, solitaire d'abord ou à peu près, puis légion, et finissant par avoir raison des organismes les plus faibles. Ces animalcules font le siège de tout ce qui vit, pour le tuer, et nul ne le connaîtrait aujourd'hui, sans la vue perçante de M. Pasteur, de l'Académie française, qui les poursuit et les traque, avec une énergie dont il faut désirer le succès.

Le fait est que l'illustre savant a, depuis quelques années, chargé le microbe de tous les crimes possibles et imaginables. S'il n'est au monde d'être plus infiniment petit, il n'en est pas, en revanche, de plus infiniment noir. On le charge de toutes les infamies ; on lui reproche tous les méfaits ; le microbe est partout. Un jour viendra que, ne pouvant ouvrir sa porte, un médecin accusera le microbe, devenu légion, d'avoir bouché la serrure. Est-ce que déjà tout le monde ne s'acharne pas sur le malheureux, sur ce pelé, ce galeux qu'on ne voit pas, mais qui travaille dans l'ombre comme tous les traîtres. Eh bien, vous ne croiriez pas qu'à force d'entendre charger le microbe de toutes les les iniquités, voilà un médecin, un professeur, le Docteur Wiart, de l'école préparatoire de Caen1, qui prend sa défense et se met à raconter tous ses déboires et tous ses malheurs !

Le meilleur moyen, s'est-il dit, de savoir la vérité, c'est de laisser parler le sujet lui-même, et c'est ainsi qu'il a recueilli les confidences d'un microbe accusé de toutes les vilenies, et qui ne veut pas se laisser condamner sans explications. Tout imperceptible qu'il est, la plupart des princes de la science, comme on dit, l'ont observé au passage, et c'est miracle qu'il leur ait échappé. Il est vrai qu'ils ne l'ont pas tous vu de la même manière et sous le même jour. Il en est même qui, l’œil au microscope, se sont donné toutes les peines du monde pour l'apercevoir, et ne l'ont même pas entrevu. Naturellement, ce sont ceux-là qui traitent les autres de blagueurs et de charlatans. Quant à ceux-ci, ils suivent le microbe partout, ne le lâchent point et finissent par lui dresser un réquisitoire dans lequel ils le chargent de tous les péchés d'Israël. La querelle est engagée. Au besoin, on se battrait à coups d'in-folio, comme dans le lutrin ; mais il parait que, pendant la lutte, le bourreau poursuit le cours de ses ravages. Les vigies de la science le signalent partout. C'est lui qui charrie le choléra des bords du Gange jusqu'aux points extrêmes de l'occident et qui produit les rhumes de cerveau. Le typhus ne lui est pas plus étranger que la plus simple colique, et les personnes sujettes à la migraine n'ont pas besoin de chercher plus loin l'origine de leur mal : c'est le microbe qui fait tout, qui est cause de tout, qui tue les poules et les éléphants. L'énorme Bangkok, qui vient de rendre le dernier soupir au Jardin des Plantes, est une victime du microbe, qui se sera glissé dans sa trompe en sournois et, patiemment, aura fini par l'obstruer.

Il y a un remède à cela, le vaccin. La mode est au vaccin, comme jadis elle était à la purgation, au clystère et à la saignée. Le vaccin, judicieusement appliqué, finira par rendre l'homme immortel, ce qui serait la pire des choses qui pût arriver à l'humanité. On vaccinera bientôt pour prévenir toutes les maladies épidémiques et contagieuses, de sorte que nous finirons par avoir des marques partout. Le Docteur Wiart, sans avoir l'air d'y toucher, et tout en racontant les impressions de voyage de son microbe, à travers un tas de contrées plus ou moins catholiques, se moque bien un peu de cette manie de vaccination qui, au dire des fanatiques, supprimera la mort, pour le plus grand malheur des vivants. Au fond, il ose mettre en doute les affirmations des savants les plus patentés. Eh! Eh ! est-ce que ce n'est pas aussi une maladie cela, et ne faudrait-il point un vaccin spécial pour guérir le docteur de ses doutes et de ses hésitations ?

Donc, microbe par ci, microbe par là, microbe partout ! L'imperceptible ennemi se tient perpétuellement à l'affût et profite de la moindre fissure pour s'y glisser, en traître, et pour se multiplier d'une manière désastreuse. Il est dans l'air arec nous respirons, dans l'eau et le vin que nous buvons, dans la chair que nous mangeons, et c'est un bien autre adversaire que cette trichine qui nous fit tant de peur, il y a quelques mois, et qui, au demeurant, est peut-être la meilleure fille du nouveau-monde. Hélas ! qui donc nous rendra le service, à force d'observations soutenues, de patience, d'abnégation et de dévouement, de chercher, dans l'air ambiant, le microbe de la politique. Le jour où il aura été découvert, le Docteur Wiart qui me parait quelque peu héritier de Saint-Thomas, n'aura plus rien à dire, si la France, tout entière vaccinée, se trouve radicalement guérie de la maladie qui la ronge et la tue, pour faire vivre grassement quelques empiriques. Un bon prix à celui qui découvrira ce microbe qui a élu domicile, depuis le commencement du monde civilisé, sur la langue des bavards ! Est-ce que, pour faciliter les recherches et les observations, il ne serait pas bon de commencer par la leur couper ?

Jean de Nivelle

1Charles oublie de dire que c'est son cousin germain, né quelques mois avant lui, également à Valognes, dans la même rue si ce n'est la même maison. Charles Canivet et Alexandre Wiart sont nés à Valognes, respectivement, le 12 février 1839, et le 3 décembre 1838. Leurs mères respectives, Flore, Adélaïde, Félicie Tollemer et Virginie, Marie, Jacqueline Tollemer, étaient sœurs. L'abbé Alexandre Tollemer était leur frère. Un autre de leur frère avait épousé une sœur du professeur Bertrand, futur maire de Caen. (informations apportées par Christophe Canivet)

Note. Edgar Zévort (Rennes, 15 juin 1842, Caen, 27 mars 1908), ancien élève de Victor Duruy, a été  recteur de l'académie de Caen du 20 octobre 1884 à sa mort en 1908. Sa mère, Cécile Laurent, était la belle-sœur de Louis Pasteur. C'est à ce titre que le neveu invita son oncle à séjourner à Caen. A Caen, la rue de la Chaine est renommée rue Pasteur le 11 janvier 1896 (Information Michaël Biabaud, Cadomus, 13 avril 2020)

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Published by Yves Marion - dans Histoire
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:09

Dans le dernier numéro de la Revue française de généalogie, FFG n° 247, avril mai 2020, p. 45-46, Jean-Louis Beaucarnot, dans la rubrique "Méthodes & ressources, lu, vu entendu", signe un excellent article d'historien : "De la peste noire au coronavirus, de curieuses similitudes". En deux pages l'auteur retrace l'histoire de la grande peste du XIVe siècle, de l'épidémie du choléra de 1826 à 1841, et, plus proche de nous, l'épidémie de la grippe espagnole de 1918. Le lecteur en observera les origines et, en quelques lignes, aura conscience des ravages que ces épidémies occasionnèrent et du climat de terreur qu'elles entraînèrent dans les populations. 

Bon moyen de se rendre compte qu'un siècle après, la problématique de santé publique se pose pratiquement en des termes identiques. Aussi un remarquable moment de s'interroger sur notre époque mercantile et médiatique qui s'affirmait comme  mise à l'abri de tous ces maux. 

On relira volontiers Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste, Livre VII, 1 et particulièrement sa morale. Mais aussi Camus et Giono, Le hussard sur le toit, dans la cadre de l'épidémie de choléra qui s'abattit sur Manosque en 1834. 

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Published by Yves Marion - dans Histoire
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 10:06

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Published by Yves Marion - dans Histoire
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 14:27

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 11:25

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