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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 18:00

De la part de Christophe Canivet.

Les inondations du week-end dernier ont été littéralement désastreuses dans le sud-est et nous ne pouvons que compatir.

178 ans auparavant, jour pour jour, c'était la vallée de la Vire qui souffrait.

 

L’Assemblée nationale, 10 octobre 1852

Inondations. 

On écrit de Saint-Lô, 5 octobre : 

 

Les désastres que nous avions prévus se sont malheureusement réalisés. Sur les trois heures de l’après-midi, une partie des bâtiments et de la mécanique du moulin de la famille David, situé près le pont de Candol, sur la route de Villedieu, à quatre kilomètres de Saint-Lô, en amont du pont de cette ville dit le pont de Vire, n’a pu résister à l'impétuosité dévastatrice du torrent et a été enlevée. L'eau qui hausse toujours est arrivée sur la route même et va intercepter la communication entre les deux rives. 

Vers la même heure de l'après-midi, le pont de Gourfaleur, situé à deux kilomètres en amont du pont de Candol, sur la route de Tessy, s'écroulait avec fracas dans la rivière, entraînant dans sa chute une charrette attelée de trois chevaux qui le traversait au moment même. Par un hasard providentiel, le conducteur est parvenu à se sauver. Un cheval seul a pu être retiré. 

Huit heures du soir. — Il est certain que le pont de Tessy, bourg situé également sur la Vire supérieure, à deux myriamètres de Saint Lô, a perdu deux de ses arches. 

Le pont de Vire, qui sépare la ville de Saint-Lô de la route de Coutances, et dont l'une des arches est aujourd’hui même en voie de reconstruction, a tenu bon jusqu'ici, mais on craint pour la nuit. 

Les autorités rivalisent de zèle, M. Albert Dubois, maire de la ville, et toute l'administration départementale et municipale, ainsi que celle des ponts et chaussées, déploient une activité digne des plus grands éloges. 

La gendarmerie, la troupe de ligne vont passer la nuit dans les divers quartiers inondés. 

Plusieurs radeaux de sauvetage ont été établis dans chacune des rues qui longent la rivière. Les voitures, depuis midi, ne peuvent plus suffire à cause de l'élévation toujours croissante des eaux. L'atmosphère est loin d'être sereine ; mais il n'est plus tombé d'eau depuis dix heures. Toute la contrée est dans la consternation. 

6 octobre, sept heures du matin.— Nous venons de voir le Pont de Vire, il est à moitié démoli. Trente-cinq mètres environ d'une ancienne construction du côté d'amont se sont détachés, sans être encore complètement entraînés, retenus qu'ils sont par la partie du pont qui reste encore debout. C'est sur les deux heures du matin qu'à la suite de deux craquements épouvantables cet écroulement a eu lieu. La communication a été interrompue entre les deux rives. 

Huit heures du matin. — Le sauvetage des habitants de la rue des Ruettes, située en amont du pont dont il s'agit, se poursuit avec activité. Parmi les personnes qui se sont le plus distinguées dans cette tâche pénible, on cite M. Louis Enouf, ouvrier tanneur, qui a passé toute la nuit à aider à enlever sur son bateau les personnes restées dans les chambres du quartier submergé. 

On parle également de la destruction du pont de Pont-Farcy, situé au-dessus de Tessy, mais ce désastre n'est pas encore officiel. 

Les pertes occasionnées par ce débordement extra ordinaire de la Vire doivent être immenses. L'eau a atteint son maximum d'élévation hier soir de huit à neuf heures. Depuis elle a baissé, et au moment où nous écrivons, cette baisse peut être évaluée à 1 m. 15. 

Midi. — De nouveaux malheurs sont à redouter. L'eau remonte !

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Published by Yves Marion - dans Histoire
23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 11:45

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Published by Yves Marion - dans Histoire
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 18:12

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Published by Yves Marion - dans Histoire
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 14:20

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Published by Yves Marion - dans Histoire Littérature
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 09:54

En ce mois de septembre où, exceptionnellement,  le Tour de France occupe les esprits, on explique que l'industrie du vélo ne s'est jamais aussi bien porté. Les raisons avancées en sont évidentes. Les contraintes liées à l'épidémie du Covid 19 et les mesures sanitaires induites ont fait prendre conscience à beaucoup d'un retour sur soi et de l'intérêt de retrouver les joies et les bienfaits de la bicyclette.

Il semble qu'il en soit ainsi dans toutes les situations de crises. Henri Amouroux dans son ouvrage La vie des Français sous l'Occupation, au chapitre intitulé "Un jeune ménage s'installe", précise : "Les années d'occupation consacrent, en effet, le triomphe de la "petite reine". Le chiffre des plaques de bicyclettes vendues passe de 7. 430. 526 en 1940 à 10.711.808 en 1942. Un vélo pour quatre Français en comptant les enfants au berceau et les vieillards !..."

Mais les vélos coûtent chers. "Ils constituent , entre voleurs et propriétaires, l'enjeu d'une bataille quotidienne. A paris, malgré garages, chaînes et antivols, 22.000 vélos sont volés dans les trois derniers mois de 1940. Des bandes opèrent devant les cinémas, les bureaux de poste et d'allocations familiales, devant les mairies... Chaque membre de la bande a sa spécialité : vol, démontage, maquillage, revente.

Les policiers arrêtent souvent les voleurs, mais ils sont impuissants à retrouver les précieuses machines que l'on prend très vite l'habitude de ne jamais abandonner la nuit dans quelque couloir, que l'on monte, sur son épaule, jusqu'au quatrième étage, jusqu'au palier, jusqu'à l'appartement."

Source :

AMOUROUX Henri, La vie des Français sous l'Occupation, Paris, Librairie Arthème fayard, 1961, 577 p.

5 septembre 2020

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Published by Yves Marion - dans Histoire
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 09:37

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Published by Yves Marion - dans Histoire
1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 09:53

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Published by Yves Marion - dans Histoire
30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 21:35

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Published by Yves Marion - dans Histoire
10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 11:05

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Published by Yves Marion - dans Histoire Histoire de l'école
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 22:24
Camion gazogène Blanzy-Ouest (SICO,) Baupte, 1945

Camion gazogène Blanzy-Ouest (SICO,) Baupte, 1945

Ce camion fonctionnait au gazogène. Il circulait en 1944-1945 dans la région de Baupte et de Saint-Jores (Manche). Il faisait partie du parc de véhicules de l'entreprise Blanzy-Ouest qui exploitait la tourbe à Baupte, future entreprise SICO. 

Qui pourrait me renseigner sur les caractéristiques de ce véhicule ? Il semble que les deux phares ne soient pas identiques. En revanche la plaque d'immatriculation est très lisible. Le chauffeur (flouté) est mon père. L'usine devait avoir plusieurs véhicules fonctionnant avec cette source d'énergie. N'est-ce pas un véhicule de marque MAN fabriqué à Munich? plus tard, Je lui ai connu, vers 1948 un autre véhicule gazogène, plus petit qui aurait pu être un Renault.

Je suis preneur de toutes informations concernant cette entreprise qui s'établit à Baupte en 1942 : documents, témoignages, photos, etc. Mon père y était chauffeur-mécanicien. L'usine SICO cessera ses activités de fabrication de briquettes en 1953 pour faire place à l'entreprise AUBY.  Cliché de l'équipe des chauffeurs-mécaniciens en 1942-1943. Serais intéressé par l'identification des personnes toutes de la région de Carentan, La Haye-du-Puits, Picauville, Périers... 

Merci d'avance pour les informations. Ne pas hésiter à me contacter ou a me laisser vos coordonnées pour que je vous contacte. 

Cordialement.

Equipe des chauffeurs-mécaniciens de Blanzy-Ouest (SICO), Baupte,  en 1942

Equipe des chauffeurs-mécaniciens de Blanzy-Ouest (SICO), Baupte, en 1942

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Published by Yves Marion - dans Histoire