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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 18:18

 

Compo affiche conférences

 

 

Pour information et éventuelle diffusion, le programme des "conférences d'histoire locale" proposées entre novembre 2010 et mai 2011 par le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin. 

J. Deshayes

Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin

21 rue du grand moulin - 50700 Valognes

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr ; 02 33 95 01 26.

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Published by Yves Marion - dans Amis de l'ancienne baronnie de Néhou
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:51

Journées européennes du patrimoine : le programme

Publié le 13.09.2010

Le ministère de la culture et de la communication a mis en ligne le programme des journées européennes du patrimoine qui se tiennent en France le samedi 18 et le dimanche 19 septembre. Cette 27ème édition est placée sous le thème des femmes et des hommes qui ont construit l’Histoire, à l’image cette année des célébrations liées à Chopin et à Henri IV.

Pour choisir des lieux à visiter, vous pouvez sélectionner tout simplement, grâce à la "recherche rapide", une région, un département, une ville ou encore un code postal. Les sites ouverts au public sont divers : châteaux, hôtels urbains, palais, manoirs, édifice religieux, édifice industriel, lieu de mémoire, parcs et jardins, lieu de spectacles, sites archéologiques… Une liste des événements "coups de coeur" vous est également proposée avec, par exemple, la clinique des poupées de Bordeaux, la faïencerie de Quimper, la verrerie de Baccarat ou encore la distillerie de Pontarlier. Vous trouverez également en ligne une galerie de photos de lieux en rapport avec le patrimoine sous toutes ces formes (château du Haut-Kœnigsbourg, abbaye de Cluny, jardin du Clos Lucé d’Ambroise, bibliothèque Schoelcher de Fort-de-France...). A noter enfin qu’à partir du lundi 13 septembre, vous pouvez obtenir toutes les informations sur le programme des journées en téléphonant de 9 heures à 19 heures au 0 820 202 502 (0,09 euro/minute).

Créées en 1984 par le ministère de la culture, les journées du patrimoine ont lieu tous les ans. En 2009, les journées avaient accueilli plus de 12 millions de personnes avec plus de 15 000 espaces ouverts.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:37

 

 

Jean-François LE GRAND

sénateur de la Manche

président du conseil général

 

Gérard VILGRAIN-BAZIN

président du groupe de recherches archéologiques du Cotentin

 

ont le plaisir de vous convier à assister au

 

 

Bilan des opérations archéologiques 2009

dans le département de la Manche

 

qui se déroulera le samedi 9 octobre 2010 à partir de 14h

aux archives départementales de la Manche

 

 

Entrée libre et gratuite

Programme des communications

 

14 h      Ouverture par G. Vilgrain-Bazin, président du GRAC

 

14 h 05     Les premiers habitants de Normandie : résultats 2009, par D. Cliquet

 

14 h 20     Le néolithique des Fouaillages à Guernesey, étude de la céramique du site dans son contexte régional, par H. Pioffet

 

14 h 30 Les pêcheries littorales de la Manche dans le temps et dans l’espace, par C. Billard

 

14 h 45 Archéologie, histoire et anthropologie de la presqu’île de La Hague, par C. Marcigny

 

15 h      Prospections sur le littoral du nord Cotentin, par G. Vilgrain-Bazin

 

15 h 10 Une agglomération portuaire gauloise à Urville-Nacqueville, par A. Lefort

 

15 h 20 Les thermes publics de Montaigu-la-Brisette, par L. Legaillard

 

15 h 35 Pause

 

15 h 50 Un vaste ensemble bâti et une production tuilière gallo-romaine à Brillevast, par L. Jeanne

 

16 h      La place du département de la Manche dans la construction de la typochronologie de la céramique normande (Xe-XVe siècles),par A.-M. Flambard-Héricher

 

16 h 15 La fonderie de cloches du Hamel Grente à Hambye : résultats 2009, par B. Fauq

 

16 h 30 La briqueterie de Saint-Fromond - Le Porribet : résultats 2009, par C. Simon

 

16 h 45     Les moulins à vent de Basse-Normandie : le point sur une prospection thématique, par B. Canu

 

16 h 55 Elaboration d’un référentiel dendrochronologique, par V. Bernard

 

17 h 05     Questions du public

 

17 h 30 Conclusion par G. Vilgrain-Bazin

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 11:07

Le professeur Jacques Dupâquier est décédé. Historien de renom et démographe, Jacques Dupâquier, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, fonda le laboratoire de démographie historique avant de devenir président de la Société de démographie historique et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Il laisse une œuvre considérable dont on retiendra, parmi les titres de ses nombreux ouvrages : Les berceaux vides de Marianne ou l’Histoire de la population française. Reconnu, il ne peut être oublié des historiens locaux. On lui doit notamment d’être à l’initiative d’une très belle étude intitulée « recherche sur les 300 familles », conduite, à partir de 1982, dans le département de la Manche, par Janjac LEROY, Gérard JAMBIN et Patrice MOUCHEL- VALLON. Cette recherche, exemplaire tant par la méthode que par ses résultats, portant sur le repérage systématique des patronymes commençant par TRA, a permis, notamment, bien que ce ne soit pas son objectif premier, de se repérer parmi les nombreuses branches des porteurs du patronyme TRAVERS, originaire de Néhou (Manche), l’un des quatre centres potiers du département de la Manche. Cette étude est conservée aux Archives départementales de la Manche. Elle est incontournable pour tous ceux qui, d’un point de vue ou d’un autre, viennent à s’intéresser à Néhou. Son exploitation a donné lieu à la publication d’un ouvrage d’un grand intérêt : DUPÂQUIER Jacques, KESSLER Denis, La société française au XIXe siècle, FAYARD, Coll. « Pluriel », 1992, 529 p. Jacques Dupâquier, né en 1922, est mort le 23 juillet 2010, à l’âge de 88 ans. Normalien, il a milité de nombreuses années au Parti communiste avant d’en être exclu en 1956. Disposant d’une résidence à Réville, il a été inhumé le mercredi 28 juillet dans le cimetière de Saint-Vaast-la-Hougue à l’issue d’une cérémonie religieuse dans l’église paroissiale. Yves Marion Président des Amis de l’ancienne baronnie de Néhou

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:39
INVITATION AU COLLOQUE

"MONTEBOURG :

UNE ABBAYE NEE SOUS UNE BONNE ETOILE"

organisé par la Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, section de Valognes,
le samedi 24 avril 2010
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 11:23
L'état des chemins et des voies de communication demeure une des préoccupations majeures des municipalités et du Conseil général de la Manche en ce milieu du XIXe siècle.


Relevé dans le rapport du préfet, Ludovic Thévenin de Tramblay, au Conseil général du département de la Manche en sa session du 26 août 1850, au chapitre des chemins :
 
" Au commencement de 1850, trois lacunes restaient à terminer sur le chemin n° 14. La première sur Bricquebec et Néhou, à la Lande du Bois du Parc, nécessitait l'exécution du pont des Bouchers sur la Seye; ce travail sera terminé dans la campagne. Il en sera de même du pont du Héquet et de ses abords vers Néhou et Saint-Sauveur. Si le crédit alloué en 1850 n'égale pas totalement le montant de cette dépense, j'accorderai les sommes nécessaires au solde de cette entreprise".

Procès-verbal des délibérations du Conseil général du département de la Manche, session de 1850, Saint-Lô, Elie fils, 1850, 554 p. 
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 14:44

Montebourg : une abbaye née

sous une bonne étoile ?

 

Colloque organisé par la Société d’archéologie et

d’histoire de la Manche, section de Valognes,

et l’Association des amis de l’abbatiale

de l’abbaye de Montebourg

 

Résumés

 

1. François Neveux (professeur émérite d’histoire du Moyen Âge à l’université de Caen

Basse-Normandie, vice-président de la Fédération des sociétés historiques et

archéologiques de Normandie) : « L’Essor du monachisme en Normandie au XIe

siècle ».

La future Normandie avait connu une première floraison monastique à l’époque

mérovingienne. Dans le Cotentin, on peut citer notamment les monastères de Portbail,

du Ham et de Saint-Marcouf. Tous ces monastères ont été détruits à l’époque des

« invasions » scandinaves, à l’exception du Mont Saint-Michel. Quelques abbayes

sont relevées au Xe siècle, comme celles de Jumièges et de Saint-Wandrille. Mais c’est

surtout au XIe siècle qu’on assiste à un nouvel essor du monachisme, sous l’impulsion

des ducs de Normandie. L’exemple des ducs est bientôt suivi par de nombreux

aristocrates, qui s’attachent à créer des monastères liés à leur famille, où ils font

élection de sépulture. L’abbaye de Montebourg constitue un exemple intéressant de ce

type de fondation.

2. Christophe Mauduit (titulaire d’un master 2 d’histoire, université de Caen Basse-

Normandie, UFR d’histoire) : « Les Origines de l’abbaye de Montebourg ».

La charte de fondation de l’abbaye de Montebourg, si elle a existé, ne nous est pas

parvenue. Cette « absence » nous empêche d’identifier avec certitude le « fondateur »

(laïc ou non) de l’abbaye. Trois choix s’offrent au chercheur : Richard de Reviers,

dont la sépulture affirme son statut de fondateur ; Guillaume le Conquérant, reconnu à

partir du XVe siècle par les moines de l’abbaye comme fondateur ; enfin, Roger,

moine de La Croix Saint-Leufroy, premier abbé de Montebourg, notamment accrédité

par Robert de Torigni (on serait alors dans le cas d’une fondation érémitique). La

question du fondateur renvoie à un autre problème, celui des motivations : pourquoi

une abbaye à Montebourg ?

3. Denis Hüe (Professeur de langue et littérature françaises du Moyen Âge à l’université

de Rennes 2 Haute-Bretagne, membre du CELAM) : « Le Ciel, Marie et l’abbaye ».

Extrait du Martyrologe de l’abbaye de Montebourg, le texte de la légende de la

fondation de l’abbaye de Montebourg semble dater de la première moitié du XVe

siècle. Il narre comment deux hommes justes décident de quitter leur patrie, la Savoie,

pour se consacrer à une vie érémitique dans le royaume des Francs. Après un long

voyage, ils couchent un soir sur la plage de Grandcamp. L’un des deux compagnons,

endormi dans une barque de pêcheur, est arraché au rivage par les flots et s’échoue sur

les côtes anglaises. Voyant dans cet événement un signe divin, les chanoines de la

cathédrale de Salisbury élisent le Savoyard évêque, car le poste était vacant. Durant ce

temps, l’autre compagnon, nommé Roger, poursuit son chemin. Il s’arrête sur le mont

Aphilantis, à proximité de Montebourg. Dans son sommeil, Dieu lui indique qu’il

devra fonder une chapelle ou un oratoire à l’endroit où il distinguera une lumière

céleste pareille au feu de la foudre, ou à une étoile qui descendrait du ciel en terre. La

nuit suivante, à minuit, la vision céleste se produit. À l’endroit de la forêt dégagé par

le feu divin, Roger construit une chapelle en l’honneur de la Vierge. Quelque temps

plus tard, le médecin du duc Guillaume le Conquérant, qui n’était autre que le frère de

Roger, est attiré à Montebourg par la nouvelle de cette fondation ; il reconnaît son

frère et rapporte le miracle à Guillaume, qui réside à Cherbourg. Celui-ci encourage

alors la fondation et décide qu’une abbaye doit être édifiée au lieu désigné par l’étoile.

Roger en sera le premier abbé.

4. Abbé Bernard Jehan (ancien curé de Montebourg) : « L’Église paroissiale Saint-

Jacques de Montebourg ».

L’histoire de l’église Saint-Jacques ne peut pas être dissociée de celle de l’abbaye

Sainte-Marie de Montebourg.

Édifiée par l’abbé Pierre Ozenne, elle « a été bâtie d’un seul jet et admirablement

conservée ». « Les dates extrêmes de sa construction se situeraient entre 1318 et

1329 ».

Elle se présente au visiteur dans un ordonnancement très unifié. Un regard attentif

perçoit d’importantes différences entre la nef et le choeur. Il en déduit deux époques de

travaux et deux maîtres d’oeuvre distincts. Un regard prolongé permet d’émettre

l’hypothèse d’un troisième maître d’oeuvre.

Un familier de l’édifice, curé de Montebourg pendant deux années, invite à partager ce

qu’il a vu, noté, compris d’une construction vieille de bientôt sept siècles.

5. Éric Van Torhoudt (docteur en histoire, professeur agrégé d’histoire au lycée de

Saint-Pierre-sur-Dives, membre du CRAHAM) : « Chanoines et moines à Néhou et

Montebourg (vers 1090-1147) ».

Le sujet de la communication serait de reconstituer le contexte des relations entre

seigneurs laïcs, chanoines et moines dans le diocèse de Coutances lors de l’absorption

par l’abbaye de Montebourg de la collégiale Saint-Georges de Néhou. Ces relations

sont particulièrement intéressantes dans ce diocèse qui fut un quasi-« désert

bénédictin » jusqu’en 1060 environ et dans lequel les clercs séculiers et les chanoines

préservèrent la continuité des institutions ecclésiales à travers les invasions, puis

durant le premier siècle de la période ducale.

Je reviendrai dans un premier temps sur les fondations respectives de la collégiale

Saint-Georges de Néhou (1100/1107) et de l’abbaye de Montebourg (avant 1092).

Puis j’analyserai les circonstances de la concession de la collégiale à l’abbaye (1152,

jour de la dédicace de l’abbatiale) par Guillaume de Vernon : alors que le mouvement

des chanoines réguliers réformés étaient très actifs dans le diocèse (Saint-Hélier,

Saint-Lô, Notre-Dame-du-Voeu, Blanchelande), pourquoi avoir choisi une abbaye

bénédictine ? La famille de Reviers-Vernon, protectrice des deux établissements,

restait ainsi plus fidèle à l’esprit de la fondation initiale et privilégia sa relation avec

une abbaye étroitement liée au pouvoir ducal.

6. Stéphane Laîné (docteur en sciences du langage, membre du CRISCO, président de

la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche, section de Valognes) : « Ce que le

cartulaire de l’abbaye de Montebourg apporte à la connaissance de la toponymie

cotentinaise ».

Réalisé au XIIe siècle, le Cartulaire de l’abbaye de Montebourg comporte 790 chartes

qui permettent de mieux comprendre l’espace relevant de l’abbaye dans le Cotentin,

mais aussi au-delà, jusqu’en Angleterre. Si les formes graphiques des noms de

paroisses recoupent en général les autres sources utilisées par les linguistes pour leur

approche diachronique de la toponymie du Cotentin, de nombreuses mentions, parfois

difficilement interprétables, apportent un regard nouveau sur la connaissance de la

microtoponymie. Des lieux-dits actuels acquièrent une perspective historique, tandis

que certaines occurrences laissent le chercheur dans une expectative que le croisement

des sources ne permet pas toujours de lever.

7. Patrice Mouchel-Vallon (D.E.A. d’histoire moderne, professeur certifié d’histoire au

lycée Alain d’Alençon, membre du CRAHAM) : « La radicalité de l’engagement du

clergé séculier et régulier de Montebourg dans la Ligue (1589-1598) ».

Si la conduite politique du clergé du Cotentin pendant la Ligue restait une question

chargée de mystères, tel n’était pas le cas de celle du clergé de Montebourg dont le

jusqu’au-boutisme fut l’une des caractéristiques et la sanction à la hauteur de

l’engagement personnel. Le dépouillement des arrêts du parlement de Normandie

apporte maintenant les éclaircissements qui manquaient, insistant d’une part sur

l’attitude équivoque des principaux ecclésiastiques du diocèse par opposition aux

curés de paroisse très investis dans la révolte et d’autre part le trait d’union que

représentait Montebourg entre la tête de la révolte située à Valognes et ce petit clergé

féroce du Val de Saire, son principal relais armé, sans lequel Le Tourp n’aurait jamais

pu tenir. Le clergé de Montebourg, c’est le refus des faux-semblants et du double jeu,

qui, après 1590, continue le combat au beau milieu des bois ou à l’autre extrémité de

la Normandie, même quand il est perdu. Acharnement dont les conséquences sont

lourdes pour Montebourg, qui se payent par des assassinats en pleine rue, un pillage en

règle et un déclin irréversible de l’abbaye hors d’état de rétablir ses droits.

8. Jean Margueritte (Société nationale académique de Cherbourg, inscrit en master 1

d’histoire, université de Caen Basse-Normandie, UFR d’histoire) : « Les Derniers

Moines de Montebourg, 1740-1791 ».

1766, le roi Louis XV met en place la Commission des Réguliers, composée de cinq

prélats et de cinq conseillers d’État pour examiner la situation des monastères en

France, en particulier lorsque ceux-ci sont dépeuplés voire totalement déserts. C’est le

cas de l’abbaye de Montebourg qui, depuis le milieu du XVIIIe siècle, n’a plus que

deux ou trois moines résidants. Qui sont ces religieux, et que disent-ils de leur

situation, de leur vocation, de leurs craintes lorsqu’ils comprennent que la suppression

de leur abbaye est inéluctable ? Pouvaient-ils être entendus alors que le pouvoir royal,

l’autorité épiscopale et l’opinion publique les considéraient comme « inutiles à l’État »

et peut-être même à l’Église ?

9. Julien Deshayes (animateur de l’architecture et du patrimoine, Pays d’art et d’histoire

du Clos du Cotentin) : « L’Abbatiale romane de Montebourg, une grande inconnue du

Cotentin médiéval ».

Entièrement disparue aujourd’hui, l’église abbatiale de Montebourg exerça, au même

titre que celle de Lessay, un rôle tout à fait moteur dans le développement de

l’architecture romane cotentinaise. En nous fondant sur quelques vestiges encore

identifiables et sur les représentations antérieures à la destruction complète de

l’édifice, nous tenterons, au cours de cette communication, de restituer les principales

dispositions architecturales ainsi que certains aspects du décor sculpté de cette grande

inconnue du Cotentin médiéval.

CELAM : Centre d’Études des Littératures Anciennes et Modernes (Université de Rennes 2 Haute-Bretagne) – CRAHAM : Centre de

Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales (Université de Caen Basse-Normandie) – CRISCO : Centre de

Recherche Inter-langues sur la Signification en Contexte (Université de Caen B

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 18:14

Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Les Dimanches du Patrimoine

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dimanche 10 janvier 2010

 

Dans le cadre du cycle des dimanches du patrimoine, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce dimanche 10 janvier, une conférence en salle intitulée « Contes et Légendes normandes dans l’œuvre de Barbey d’Aurevilly »

 

Auteur de dimension nationale – et internationale - Jules Barbey d’Aurevilly n’a cependant jamais cessé d’affirmer son appartenance à son pays d’origine. Nourri du souvenir des diries de son enfance, l’essentiel de son imaginaire romanesque prend racines dans son sol natal, à la fois fertile et irréductiblement sauvage. Pour cet écrivain qui tachait « de faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin », contes et légendes locales représentent ainsi un matériau privilégié, ferment de l’univers fantastique qui, de la Vieille Maîtresse au Prêtre marié, ne cesse de nous surprendre et de nous fasciner. C’est donc à la rencontre de ce monde à la fois étrange et inquiétant que Madame Isabelle Barré, présidente de la Société « Jules Barbey d’Aurevilly », vous convie ce dimanche 10 janvier. Illustrée de nombreuses images choisies, cette intervention sera également accompagnée d’intermèdes musicaux.

 

Rendez-vous à 15h00 à la salle de cinéma Le Normandy, auprès de l’hôtel de ville de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi.

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (en semaines)

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 12:45

George Orwell se trouve être le neveu d'un certain Eugène Adam, dit Lanti, l'un des principaux anarcho-syndicaliste du début du 20e siècle, promoteur de l'Esperanto, comme vecteur de la lutte internationale des classes. Lorsque George Orwell venait à Paris, il descendait chez sa tante et son oncle, rue Beaumarchais. La Novlangue semble provenir directement des conversations avec Lanti, par exemple. 

Eugène Adam, dit Lanti, a eu pour secrétaire, puis épouse, Helen Kate Limouzin qui se trouve être la soeur de la mère de George Orwell.

Eugène Adam est né à Néhou en 1879. Il est assez plaisant de penser qu'un écrivain de la portée de George Orwell ait pu se trouver influencer par un tel personnage originaire de Néhou. 

Yves Marion, 11 décembre 2009.


D'où la question posée par le titre de l'article ci-dessous,signé de Jean-Jacques Rozat, paru dans le Magazine littéraire de décembre 2009, sans doute éclairée par ce qui précède :

" Ni anar, ni tory : socialiste"


" Que faire lorsqu'on est un policier britannique en fonction en Birmanie au milieu des années 1920, et qu'on doit arrêter la course folle d'un éléphant écrasant tout, y compris des êtres humains, sur son passage ? George Orwell tira, malgré toute l'horreur que lui inspirait ce geste. Tuer cet éléphant sans défense, c'était abriter sa complaisance pour l'ordre colonial qu'il incarnait derrière le sentiment de sympathie qui le liait au peuple birman opprimé. C'était associer dans le même acte un renoncement à sa propre liberté, en jouant le rôle de l'exécutant soumis à une puissance qui le dépassait, et démontrer une nouvelle fois aux colonisés leur infériorité puiqu'ils ne pouvaient se défendre de cet aggresseur qu'en recourant aux armes des policiers de l'Empire britannique.

 

Le parcours intellectuel et politique de George Orwell est jalonné de ce type d'événements où sentiments de révolte et réactions conformistes se bousculaient en lui. Un dossier spécial du Magazine Littéraire nous rappelle l'extraordinaire vie de combats politiques de ce bourgeois formé dans l'élite des public schools anglaises et devenu socialiste convaincu presque à contre-nature. Jean-Jacques Rosat nous met cependant en garde contre la tentation récurrente d'accoler à Orwell l'étiquette d'"anarchiste tory", censée rendre compte à la fois de ses penchants conservateurs hérités de son éducation et de son aversion pour toutes les formes d'oppression.

 

Certes, il lui fallut un certain temps pour cesser de percevoir la classe ouvrière avec les préjugés paternalistes de sa classe sociale. Il est vrai que "sa haine de l'autorité a été renforcée par sa mauvaise conscience d'avoir contribué à faire fonctionner pendant cinq ans l'appareil de répression colonial."   Nénanmoins, l'envers conservateur de sa pensée consistait moins en une conception aristocratique de la société qu'en un amour véritable de sa patrie. En somme, il voulait concilier le socialisme avec une exigence toute britannique de préservation des libertés individuelles, et cela n'est pas surprenant si l'on se replonge dans le contexte historique de son époque. Cela explique aussi son engagement dans l'International Labour Party britannique et aux côtés du POUM trotskiste dans la guerre civile espagnole. Et son horreur du communisme stalinien comme du fascisme.

 

L'auteur de 1984 a donc tiré les leçons de son propre cheminement pour élaborer sa propre conception du socialisme. Orwell considérait que le socialisme de Lénine devait échoué dès lors qu'il se fondait sur le mythe de l'avant-garde intellectuel censé éclairer le peuple. "Pour beaucoup de ceux qui se réclament du socialisme, la révolution n'est pas un mouvement de masses auquel ils espèrent s'associer, mais un ensemble de réformes que nous, les gens intelligents, allons imposer aux basses classes"  . Voilà un des messages parmi tant d'autres que George Orwell continue à nous adresser: les intellectuels s'égarent lorsqu'ils n'ont pas la décence de voir qu'ils sont les seuls à faire l'expérience concrète de ce qu'ils défendent."

 

* Jean-Jacques Rosat, "Ni anar, ni tory: socialiste", Le Magazine Littéraire, décembre 2009.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 15:33
Notariat de Saint-Sauveur-le-Vicomte,
Archives départementales de la Manche
5 E 11 778
 F° 98
 
9 août 1617, devant les tabellions dud. lieu, avant midy

Rachat de 30 livres tz de rente de dot donnée à Delle Guillemette Messent mariée en premier lit à Me Jacques de Lastelle, Sr du Valdescye, duquel mariage serait sorti Me Estienne De Lastelle, Sieur du Valdescye, conseiller du Roy, lieutenant général au baillage de Saint-Sauveur. Depuis, Delle Guillemette Messent aurait esté remariée à Me Jean Sansterre (1), Sr du Grand Hamel, duquel mariage serait sorti Jean Sansterre, frère utérin dud. de Lastelle.... Présence à ce Mre Vincent Fromont, ad[vo]cat, Sr du Boulley, et Jacques Le Bouteiller, dud. Saint-Sauveur. (Ts SP.)

(1) Jean Sansterre, Sr du Grand Hamel, serait né à Cosquainville (Cosqueville), eschevin de Cherbourg. Lettre d'anoblissement donnée en décembre 1636, vérifiée le 9 juillet 1639 et confirmée le 14 aout 1639 en application de l'édit de mars 1636. ( voir abbé Pierre.François Lebeurier, Etat des anoblis de Normandie de 1545 à 1661 avec supplément de 1398 à 1687, P. Huet, Evreux, 1866, p. 104)
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