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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:27

 

 

 

ÉDITO
Le pouvoir de la littérature résiderait-il dans la transgression de la censure que lui opposent l’autorité politique et ses valeurs dominantes ? C’est l’hypothèse que propose Gisèle Sapiro dans "La responsabilité de l’écrivain" (Seuil), une somme sur les rapports entre littérature, droit et morale du XIXe au XXIe siècle. Ce livre tente de dégager les conditions sous lesquelles une croyance publique en un pouvoir de la littérature a pu émerger. Les multiples condamnations pénales auraient sacralisé la figure de l’écrivain au lieu de l’asservir au pouvoir, jusqu’à le rendre entièrement autonome au cours du XIXe siècle. Plus largement, cette réflexion historique pose une question majeure pour la littérature telle qu’elle a évolué des procès intentés à Voltaire jusqu’à ceux des écrivains collaborationnistes : la responsabilité de l’écrivain consiste-t-elle à assumer la subjectivité d’une œuvre ou à en abandonner la propriété à ses lecteurs dès lors qu’il l’a publiée ?

 

 

   

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Published by Yves Marion - dans Littérature