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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 09:54

En ce mois de septembre où, exceptionnellement,  le Tour de France occupe les esprits, on explique que l'industrie du vélo ne s'est jamais aussi bien porté. Les raisons avancées en sont évidentes. Les contraintes liées à l'épidémie du Covid 19 et les mesures sanitaires induites ont fait prendre conscience à beaucoup d'un retour sur soi et de l'intérêt de retrouver les joies et les bienfaits de la bicyclette.

Il semble qu'il en soit ainsi dans toutes les situations de crises. Henri Amouroux dans son ouvrage La vie des Français sous l'Occupation, au chapitre intitulé "Un jeune ménage s'installe", précise : "Les années d'occupation consacrent, en effet, le triomphe de la "petite reine". Le chiffre des plaques de bicyclettes vendues passe de 7. 430. 526 en 1940 à 10.711.808 en 1942. Un vélo pour quatre Français en comptant les enfants au berceau et les vieillards !..."

Mais les vélos coûtent chers. "Ils constituent , entre voleurs et propriétaires, l'enjeu d'une bataille quotidienne. A paris, malgré garages, chaînes et antivols, 22.000 vélos sont volés dans les trois derniers mois de 1940. Des bandes opèrent devant les cinémas, les bureaux de poste et d'allocations familiales, devant les mairies... Chaque membre de la bande a sa spécialité : vol, démontage, maquillage, revente.

Les policiers arrêtent souvent les voleurs, mais ils sont impuissants à retrouver les précieuses machines que l'on prend très vite l'habitude de ne jamais abandonner la nuit dans quelque couloir, que l'on monte, sur son épaule, jusqu'au quatrième étage, jusqu'au palier, jusqu'à l'appartement."

Source :

AMOUROUX Henri, La vie des Français sous l'Occupation, Paris, Librairie Arthème fayard, 1961, 577 p.

5 septembre 2020

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Published by Yves Marion - dans Histoire