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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 13:51

"... peut-être, ce qui change le plus de couleur au-delà des frontières, est-ce la misère ?"

Selon Georges Simenon, il y a celle bien connue des quartiers pauvres de Paris. "C'était, dit-il, une misère que l'on comprenait, dont on pouvait retrouver l'origine et suivre la progression". Mais il y en a une autre qu'il découvre aux Etats-Unis : "Ici,il (Maigret) soupçonnait l'existence d'une misère sans haillons,bien lavée, une misère avec sale de bains, qui lui paraissait plus dure, plus implacable, plus désespérée." Nous sommes en 1949, lorsque Georges Simenon livre cette réflexion profonde.

Georges SIMENON, Maigret chez le coroner, Paris, Presses Pocket, 1952, p. 77-78.

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Published by Yves Marion - dans Mes lectures