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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:46

Pirou, Gratot, deux châteaux, deux légendes

Ce mercredi 30 septembre a permis à la cinquantaine d’amopaliens de la Manche de se retrouver sous le soleil pour visiter deux châteaux blottis dans le bocage du Coutançais non loin de la mer.

Chef-d’œuvre de l'architecture militaire médiévale, le château fort de Pirou fondé au XIIe siècle est l'un des plus anciens de Normandie. C'est l'un des mieux conservés grâce à la remarquable restauration initiée, à partir de 1966, par l'abbé Marcel Lelégard (1925-1994). Déjà protégé par cinq portes défensives, il s'élève sur un îlot artificiel entouré de trois douves. La reconstruction du château en pierres, sur des vestiges en bois, date probablement de la fin de la seconde croisade, vers 1149, lorsque Guillaume de Pirou revint au château. Dans la basse-cour, s'ouvre un ensemble exceptionnel : la boulangerie, le pressoir, la chapelle Saint-Laurent et la salle des plaids qui abrite la « tapisserie de Pirou ». Celle-ci relate, non sans humour, la conquête de l'Italie du Sud et de la Sicile par les Normands du Cotentin menés par les seigneurs de Hauteville-la-Guichard. Cette broderie de laine, sur toile de lin, à l’imitation de celle de Bayeux, est le travail de Mme Thérèse Ozenne, à qui il fallut 16 années (1976-1992) pour réaliser cette œuvre de 58 m de longueur. Le groupe pénètre dans la forteresse par un pont de pierre qui remplace l'ancien pont-levis et visite le vieux logis avec sa salle des gardes, sa salle à manger et les cuisines. Les amopaliens empruntent alors des escaliers étroits pour accéder au chemin de ronde bordé de magnifiques toitures de schiste. Du haut de la tour carrée, chacun a une vue panoramique de la mer aux marais. On ne peut quitter cette petite forteresse sans penser aux seigneurs de Pirou qui auraient pu échapper à un siège des vikings en se transformant en oies sauvages grâce un grimoire. En revenant pour retrouver celui-ci et sa formule magique, les oies découvrirent un château incendié. Alors elles ne purent retrouver figure humaine et c'est pourquoi chaque année, elles reviennent au printemps et repartent à l'automne.

Après un délicieux déjeuner au restaurant le « Tournebride » à Gratot, les amopaliens se sont approchés des ruines spectaculaires du château des Seigneurs d’Argouges. Celui-ci a été sauvé d'une ruine totale grâce à une équipe de bénévoles passionnés qui, à partir de 1968, a entrepris sa restauration. On accède au château implanté au milieu de douves, par une double poterne d'entrée flanquée de bâtiments à usage de communs. À une extrémité, une ancienne tour d'entrée daterait du XIIIe siècle. Ce site architectural exceptionnel abrita 16 générations de seigneurs, les Seigneurs d’Argouges, qui le bâtirent, le remanièrent et l'agrandirent pour en faire au XVIIIe siècle, une riche demeure de plaisance. Chacun a le regard attiré par la haute et élégante tour de la fée Andaine qui aurait vécu au château. Le propriétaire des lieux, un jour qu'il chassait, rencontra une très belle femme dont il tomba amoureux. Il voulut l’épouser. La jeune femme, qui était une fée, accepta à la condition de ne jamais entendre prononcer le mot « mort ». Leur union dura sept ans, mais le mot interdit échappa de la bouche du seigneur. Alors la fée disparut à jamais par la fenêtre… Depuis ce temps, les visiteurs peuvent monter voir la trace de la main de la fée sur le rebord de la fenêtre la plus haute de la tour. Dans le domaine, au milieu des arbres, les amopaliens découvrent, dans une clairière, l'ermitage Saint-Gerbold. Celui-ci fut d'abord une chapelle construite par la famille d’Argouges au début du XVe siècle. Elle était dédiée à Saint-Gerbold, évêque de Bayeux au VIIe siècle. Elle fut convertie en ermitage vers 1620 et abrita sept ermites du XVIIe siècle à la Révolution. Elle devint un lieu de prière et de vie toujours très lié au château des Seigneurs d’Argouges.

Annie Bruniquel

secrétaire adjointe

organisatrice de la journée

Cliché Annie Bruniquel

Cliché Annie Bruniquel

Clichés Annie Bruniquel
Clichés Annie Bruniquel
Clichés Annie Bruniquel
Clichés Annie Bruniquel
Clichés Annie Bruniquel

Clichés Annie Bruniquel

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Published by Yves Marion - dans AMOPA Manche