Lundi 12 mai 2008
Je viens de relire " La solution libérale " de Guy Sorman, Librairie Arthème Fayard, 1984.

Passionnant !?

Ici, quelques observations prises au hasard de la lecture :

"Les rares décisions que devrait prendre un gouvernement libéral seraient moins de réformes, au sens traditionnel, que des non-interdictions, qu'il s'agisse de l'introduction de la concurrence dans la gestion de la santé ou dans l'université, ou de la déréglementation économique ". (p.270)

" Le principal changement que l'on doive donc attendre d'un gouvernement libéral est qu'il modifie sa nature même - le système libéral - par des restrictions fiscales et monétaires intangibles. "

" Rien non plus ne serait moins libéral que la recherche d'un chef qui, par on ne sait quel miracle, se révélerait, une fois au pouvoir, un ennemei de la bureaucratie ; celle-ci, en toute hypothèse, saurait se rendre indispensable ! Le libéralisme consiste donc à ne pas investir pariculièrement sa confiance dans la classe politique, parce que la vocation des politiques n'est pas d'être libéraux.  Au lieu de suivre les chefs, il vaut mieux les surveiller..."


Et Guy Sorman de conclure
: " Ces transformations réelles de la société française peuvent commencer ici et maintenant, pourvu que les libéraux le désirent véritablement. Seront d'accord avec mon propos ceux qui, au règne des mots, préfèrent l'ordre des choses."


Des propos qui méritent réflexion, assurément !
par Yves Marion publié dans : Mes lectures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008
Notre société est saisie de compassion. Pour mieux comprendre les discours ambiants d'où qu'ils viennent , politiques, économiques, sociaux voire écologiques, Myriam Revault d'Allonnes interroge sans détour les rapports entre la dimansion affective du vivre-ensemble, la natire du lien social et l'exercice du pouvoir.  Faut-il seulement voir dans "le compassionnel" à l'oeuvre dans l'ensemble des discours médiatisés, les déclinaisons des pathologies de nos société ? Ou bien , ne serait-ce que la subtile utilisation de la fibre affective de chacun pour mieux en saisir les ressorts de l'influence ?

A lire absolument :

Myriam Revault d'Allonnes, L'homme compassionnel, Paris, Seuil, 106 p., 10 euros.




CRITIQUE TELERAMA


4
Peut-on faire de la compassion le socle et le moteur de l'action politique ? C'est la question que pose avec clairvoyance, et de ­façon très argumentée, cet essai limpide et dense de la philosophe Myriam Revault d'Allonnes. Elle y répond d'emblée, soulignant en préface, en s'appuyant sur Rousseau (Emile), que si le « principe de pitié ­permet de construire la notion générale d'humanité et donne accès à certains concepts moraux, telle la justice », la capa­cité à partager les souffrances d'autrui ne saurait être pour autant « un principe politique qui détermine, sans médiation, les normes de l'action ».

Jean-Jacques Rousseau est, avec Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique), et Hannah Arendt (notamment l'Essai sur la Révolution), l'un des interlocuteurs primordiaux que se choisit Myriam Revault d'Allonnes afin d'analyser l'histoire moderne de la pos­ture compassionnelle, la façon dont elle s'enracine dans la démocratie et le principe d'« égalisation des conditions » : l'homme démocratique reconnaît l'autre comme son semblable, et est en cela porté à la compassion - du latin compatir, littéralement « souffrir avec ».
Mais si cette histoire de la compassion à l'âge démocratique intéresse l'auteur, c'est parce qu'elle est susceptible d'éclairer une situation pleinement contemporaine : le constat du « déferlement compassionnel auquel notre société est aujour­d'hui en proie ». ­Symptômes : des médias jamais rassasiés de la mise en spectacle de la mi­sère, des discours politiques ­ciblés sur les « faibles », les « vulnérabilités de masse » (précarité, insécurité ­sociale...), sur le « peuple souffrant », qui en est venu à remplacer le « peuple souverain ».

Or « parler de souffrance, de misère, de malheur, et non plus d'injustice ou d'inégalité, c'est ouvrir la voie à un traitement compassionnel qui n'instruit pas politiquement la détresse individuelle et collective », écrit Myriam Revault d'Allonnes. Qui finalement, contre « l'hyper­trophie de l'émotion », plaide avec conviction et intelligence pour une « mise à distance des affects afin que puisse s'y opérer le travail du rationnel ».


 

Nathalie Crom

Telerama n° 3032 - 23 février 2008
.
<!-- OAS_AD('Left'); //-->
 
par Yves Marion publié dans : Mes lectures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008
La Revue d’histoire du XIXe siècle publie 7 numéros en ligne en texte intégral

La Revue d’histoire du XIXe siècle enrichit son site de sept numéros supplémentaires en texte intégral : 3 numéros de mélanges et 4 numéros thématiques, publiés entre 2002 et 2005 (volumes 24 à 31).
par Yves Marion publié dans : Mes lectures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 mai 2008

A re-découvrir l'ouvrage d'Alain Prévost sur les évenements du Vercors en 1944. L'ouvrage " Le peuple impopulaire" est paru en 1956 au éditions du Seuil.

Alain Prévost, Le peuple impopulaire, Paris, Seuil, 1956
par Yves Marion publié dans : Mes lectures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 24 mars 2008



" Telle est la politique économique qu'il faut mettre en oeuvre : produire l'offre par le progrès technique, la demande par la culture."


Jacques Attali, La figure de Fraser, Fayard, 1984, 194 p.
par Yves Marion publié dans : Mes lectures
commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

creer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus