Je viens de relire " La solution libérale " de Guy
Sorman, Librairie Arthème Fayard, 1984.
Passionnant !?
Ici, quelques observations prises au hasard de la lecture :
"Les rares décisions que devrait prendre un gouvernement libéral seraient moins de réformes, au sens traditionnel, que des non-interdictions, qu'il s'agisse de l'introduction de la
concurrence dans la gestion de la santé ou dans l'université, ou de la déréglementation économique ". (p.270)
" Le principal changement que l'on doive donc attendre d'un gouvernement libéral est qu'il modifie sa nature même - le système libéral - par des restrictions fiscales et monétaires
intangibles. "
" Rien non plus ne serait moins libéral que la recherche d'un chef qui, par on ne sait quel miracle, se révélerait, une fois au pouvoir, un ennemei de la bureaucratie ; celle-ci, en toute
hypothèse, saurait se rendre indispensable ! Le libéralisme consiste donc à ne pas investir pariculièrement sa confiance dans la classe politique, parce que la vocation des politiques n'est pas
d'être libéraux. Au lieu de suivre les chefs, il vaut mieux les surveiller..."
Et Guy Sorman de conclure : " Ces transformations réelles de la société française peuvent commencer ici et maintenant, pourvu que les libéraux le désirent véritablement. Seront
d'accord avec mon propos ceux qui, au règne des mots, préfèrent l'ordre des choses."
Des propos qui méritent réflexion, assurément !
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