Mardi 3 juin 2008
Toutes les opinions se valent-elles ? Jacques Le Goff, pose cette très inéressante question qui mériterait bien un sujet de dissertation à proposer à nos canditats bacheliers à défaut de l'être à nos candidats tout court !

Mais quelle curieuse question tant il est vrai que dans cette "modernité liquide" tout se vaut et son contraire. Gare d'ailleurs à limportun qui se permettrait ce genre d'incongruité ! Tout est relatif en ce bas-monde et l'opinion d'un tel vaut bien l'opinion d'un autre tel. Quoi que ... Et si l'opinion n'était que le résultat d'un construit ? Et la démocratie, qu'en fait-on ? Que fait-on de cette mer d'incertitude que d'utiliser tous les moyens pour justement contrôler, maîtriser, plier cette fameuse zone d'incertitude. Ce ne sont pas les élections américaines qui démentiront. Qu'en est-il de la "Démocratie en Amérique" si chère à notre cher Tocqueville ? Sans doute en reste-til ce qui fait dire à l'un des candidats à l'investiture démocrate - démocrate jsutement - désormais, ce ne sont pas les électeurs qui choisissent leurs représentants mais les représentants qui choisissent leurs électeurs.

Il y a bien une inversion de principe qui fait peser les plus grandes craintes. Et Jacques le Goff de rappeler cette pensée de René Girard : "C'est ce qui reste de chrétien en elles qui empêche les sociétés d'exploser".

A moins que de magma mou, ne sorte un "guide" ! L'italie, en son temps, a connu le populisme. En croyant se sauver, elle a couru à sa perte.


A lire, Ouest-france du 3 juin 2008
par Yves Marion publié dans : Questions de société
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Lundi 2 juin 2008

René Trégouët, Sénateur honoraire, Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat livre son point de vue dans un fort intéressant éditorial (Lettre 476 du30 mai au 5 juin 2008)


 


" Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.

On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an- il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.

Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.

Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.

Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.

Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.

Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.

Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.

De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.

Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.

Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.

Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.

Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever."

Analyse d'une réelle pertinence, assurément, débouchant sur une lucidité d'une sagesse éclairante. Pas de soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n'a jamais existé. Une sagesse dont seraient bien inspirés tous nos donneurs de leçons, drapés dans leurs ignorantes certitudes, qui, au nom d'on on ne sait quelles angoises existentielles, veulent imposer l'a régression obligatoire. C'est un contre sens. Ils n'ont pas foi en l'homme. Peut-être, d'ailleurs, même pas en eux-mêmes. René Trégouet, sait, lui, ce que l'espèce humaine est capable de mobiliser, lorsque c'est nécessaire. Il sait les capacités d'adaptation dont l'homme a su toujours faire preuve dans les moments cruciaux de l'évolution des sociétés. C'est précisément, dans les périodes de crises que ces capacités se manifestent avec le plus d'évidence et d'efficacité. Jacques Attali, l'a montré de façon magistrale. Crise, il y a, René Trégouet ne dit pas autre chose. Le pétrole manque et la demande ne cesse d'augmenter et ce ne sont pas les pays émergents qui vont faire baisser la pression. Au contraire. Alors pourquoi donc adopter une attitude résignée de défaite ? Innovons ! Sage analyse que celle de René Trégouet et belle vision de foi en l'Homme. Puisse t-il être entendu.


 


par Yves Marion publié dans : Questions de société
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Lundi 2 juin 2008
X à Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) le 08/08/1646   5 E 11801 
- De : DAVID Richard
Originaire de Golleville
  Fs de : DAVID Jean
  et de : POISSON Jeanne
- Avec : MARIETTE Marie
Originaire de Yvetot
  Fa de : MARIETTE Louis Noble Homme
  et de : FERET Françoise A présent dem. enn la paroisse de Néhou
Promise et accordée par Louys MARIETTE, son père et Nicolas sonn frère. Rente sur nles héritiers de Philippe FERET d'Yvetot. Présence de Louis MARIETTE, père, Nicolas, frère de la future, Discepte personne Me Jean VARIN, Pbre curey de Flamanville, Me Jean VARIN, Sr de Bouillon, oncle de lad. fille, Nicolas MARIETTE, Guillaume MARIETTE, autre oncle.
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X à Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) le 08/03/1653   5 E 11801 
- De : HAMELIN Jean
Originaire de Catheville
  Fs de : HAMELIN Jean
  et de : - 
- Avec : PINEL Jeanne
Veuve de Jean PASLA
  Fa de : - 
  et de : -
Vve en Sd lict de Jean PASLA, du Valdesie, Tous deux demeurant aud. Saint-Sauveur-le-Vicomte. Accordée par l'advis et le consentement de Messire Nicolas .... Pbre, Pierre HAMELIN, cousin dudict futur, Me Estienne BARBEY, Me Guillaume MONCUIT, Guillaume HEBERT dud; Saint-Sauveur.
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X à Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) le 06/11/1629   5 E 11801  RTM du 7 février 1653
- De : BRISSET Jean
 Sr des Loges
  Fs de : -
  et de : - 
- Avec : DE BIEZ Angélique
  Fa de : - 
  et de : -
Contrat reconnu devant les tabellions de Saint-Sauveur-de-Pierrepont le 5 avril 1629 en présence de Me Jacques DE BIEZ, Sr de Beaumont filz de + Jacques DE BIEZ, advocat aud. Saint-Sauveur-le-Vicomte.
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X à Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) le 03/01/1644   5 E 11801  RTM du 16 janvier 1653
- De : GUYBERT Jacques
 Décédé avant 1653
  Fs de : -
  et de : - 
- Avec : MARYE Margueritte
  Fa de : MARYE Jacqyes
  et de : -
Caution discrepte personne Messire Jean MARYE, Pbre, osmonier de Monseigneur le Duc d'Orléans, Guillaume MARYE, frère de laditte partye.
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par Yves Marion publié dans : Recherches généalogiques
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Lundi 2 juin 2008
Titre du périodique J.O. AN (Q)
Date 2008-05-06
Numéro, pages n° 19, 3860-3861
Résumé La possibilité d'assurer des transitions plus souples, voire de véritables passerelles entre établissements scolaires, établissements médico-sociaux ou sanitaires est l'une des conditions de la réalisation de parcours scolaires plus fluides, plus adaptés. Un arrêté apportera prochainement des précisions sur les modalités de mise en oeuvre des unités d'enseignement dans les établissements ou services de santé ou médico-sociaux, dont la création est prévue par les articles D. 351-17 à D. 351-20 du code de l'éducation, dans le cadre d'une convention entre les représentants de l'établissement ou du service et l'État représenté par le préfet de département et l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale. Sa publication devrait intervenir au cours de l'année scolaire 2007-2008. Par ailleurs, lorsque des parents font le constat qu'une décision de la CDAPH) n'est pas mise en oeuvre, ils ont la possibilité de former un recours gracieux ou hiérarchique devant l'autorité compétente. Dans l'hypothèse où ce recours ne leur permet pas d'obtenir satisfaction, ils peuvent saisir la juridiction administrative d'une requête en annulation de la décision de rejet opposée à leur demande. S'ils estiment qu'il y a urgence à faire cesser l'atteinte portée à leurs droits, une requête en référé-suspension pourra être formée, parallèlement, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il appartient alors au juge des référés statuant en urgence, d'apprécier la recevabilité et le bien-fondé de la demande et d'ordonner, le cas échéant, la suspension de la décision attaquée.
Mots clés ENFANT HANDICAPE , ETABLISSEMENT SPECIALISE , INTEGRATION SCOLAIRE , ORIENTATION SCOLAIRE , PARENT D'ENFANT HANDICAPE , SCOLARISATION, ESMS, UNITE D'ENSEIGNEMENT, CDAPH, RECOURS
Référence 014513
par Yves Marion publié dans : Questions de société
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Lundi 2 juin 2008
par Yves Marion publié dans : Questions de société
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